"3h10 pour Yuma" : Des pickpockets sont susceptibles d'opérer dans la station...
Il y a les deux têtes d'affiches et le reste du bétail, le train (3h10, pas midi), les fusillades, quelques Indiens, la Bible (et un fusil), le shérif, quelques Chinois exploités... C'est un western, un vrai, un tatoué.
C'est très bien fait. James MANGOLD a un sens incontestable du rythme de l'image et de la musique, il y a des renversements de situation stupéfiants, mais il n'innove pas, il démontre. Dans American Gangster, l'affrontement de deux hommes que tout oppose (mais qui finalement sont seuls à pouvoir se comprendre l'un-l'autre) était intéressant, parce qu'il était sorti de tout contexte moral ; Ridley SCOTT ne prenait pas parti.
Dans 3h10 pour Yuma, on part d'un état établi de "bon"/"méchant" et on attend un renversement de situation qui se fait timide, comme si James MANGOLD sacrifiait à une morale (tout en nous affirmant qu'il s'en affranchit).
C'est presque une réponse (mais très sérieuse) au délirant No country for old men des frères COEN : il y a le bon qui est attiré par l'argent mais est bon avant tout, le méchant qui tue (mais reste humain quand même)... Et le vieil homme, l'arbitre, c'est le public. Qui doit sortir édifié.... Ou moqueur. Mais en tous cas diverti.
Publicité