"Vicky Cristina Barcelona", aïe aïe aïe
Avec ce dernier opus, Woody ALLEN renoue avec la comédie sentimentale, qu'il avait abandonnée au profit de projets plus tragiques, avec Match Point et Cassandra's Dream.Il continue néanmoins son oeuvre de néo-moraliste : au lieu de saborder une morlae traiditionnelle, il se contente de démontrer que l'on n'est pas plus heureux, au final, en vivant suivant la morale qu'en vivant suivant ses instincts. A ceci près que dans auncun des cas les actions semblent être librement consenties : le personnage de Scarlett Johansson "joue" l'extravertie car elle sait qu'on l'aime comme telle, alors que le personnage de Rebecca Hall "joue" la jeune femme aisée conventionnelle.
Qui veut quoi ? Et peut-on vraiment faire ce qu'on veut ? C'est peut-être cela, la véritable question du film. Et les deux héroïnes s'éloignent, pensives, perdues dans leurs mondes intérieurs qui ne sont que les deux facettes du même rêve.
Publicité