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  • : critique cinema
  • : Envie de continuer à parler des films la séance finie ? Envie d'aller plus loin, de partager ses coups de coeur, ses déceptions, ses attentes... Films à l'affiche, sortie DVD, grands classiques... Vite, parlons de cinéma !
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Samedi 12 juillet 2008

        Le bruit des gens dans les ruelles d'Avignon, autour des spectacles, des bars, des affiches... Une chronique du Festival et de son baisodrôme, écrite par Christophe HONORE, l'auteur des Chansons d'Amour. On suit des comédiens, des metteurs en scène, leurs assistants, dans leurs interrogations artistiques et amoureuses. On l'a compris, le monde est un théâtre, et comme le soulignerait Olivier PY, si le théâtre veut parler du monde, il ne parlera donc en réalité que du théâtre, se haussant ainsi au mode le plus élevé de représentation artistique, puisqu'il est symbole et présence réelle. En effet, en littérature, une chaise est signifiée par un mot ; en peinture, elle est représentée par "un peu de boue colorée", et au théâtre, elle est figurée par une chaise réelle, confondant ainsi signifiant et signifié, comme dans la vie.
        Seulement, filmer des comédiens sous la pluie dans une piscine, en train de crier "mais nous sommes l'humanité, bordel", ne suffit peut-être pas à illustrer cette théorie sublime. Ce n'est plus le théâtre qui symbolise le monde, mais l'humanité entière que le film tente de réduire à un groupe de comédiens. Une vision égocentrée de l'univers et du festival, pas toujours juste, avec ses clichés bon enfant, du régisseur au grand coeur à l'assistant gay (Olivier PY bien sûr), qui s'achève dans l'eau sur un happy end alcoolisé.
        Certes, on entend le bruit des gens autour, mais on ne l'écoute pas. Beaucoup de bruit... Pour rien.

par Thomas Grascoeur
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Mercredi 2 juillet 2008

       



        Deux hommes seuls dans Paris, un excellent point de départ ; quelques bons gags, des stars en cameo, une morale anti-raciste... C'est déjà bien... Manquent de vrais personages, identifiables, qui ne seraient pas que des faire-valoirs en poupées russes. Filmer Paris désert est une prouesse. C'est seulement dommage qu'on le sente autant.

par Thomas Grascoeur
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Vendredi 20 juin 2008

        Le comptable Jean-Christophe Ranu (Daniel AUTEUIL) est renversé par la voiture du chanteur has-been Gilles Gabriel (Alain CHABAT) et commence à entendre des voix...
        L'esprit s'amuse, Le Fantôme de Bare-Noire, L'Aventure de Mme Muir... Le cinéma regorge de films dans lesquels un fantôme tourmente un mortel, qui est seul à le voir et à l'entendre. Cette fois-ci, Nicolas et Bruno tentent de renouveler le genre, puisque la voix est à l'intérieur même du mortel, et perçoit le monde à travers lui. Les gags sont les mêmes, mais en plus lourds et plus gras.
        Le tandem comique Auteuil-Chabat n'innove pas ; un looser décomplexé initie un gentil timide aux joies de la vie. On regrette Jacques VILLERET, tant le rôle de Ranu est étrangement proche de celui de François PIGNON. Reste l'idée de départ, tellement grotesque qu'elle ne fait même plus rire, dans une imitation des années 80 qui ne tient pas la distance. Une idée déjà vue, une intrigue inachevée, un ménage à deux qui est en fait à trois. Les Chansons d'Amour version disco !

par Thomas Grascoeur
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