"Entre 15h et 15h30" ; c'est un peu court, jeune homme !

Publié le par Thomas Grascoeur

        A l'affiche du Théâtre Michel, une pièce de boulevard conventionnelle, fluide et convenue, signée Jean-Claude Islert et mise en scène par Jean-Luc Moreau. C'est drôle, c'est même idiot parfois ;  désopilant, diraient certains. Un employé qui couche avec la femme de son patron, un chien féroce, une mère possessive, une secrétaire sexy, une femme baffouée. "Entre 15h et 15h30", c'est l'inventaire du boulevard.
        Comique de situations et de mouvais coucheurs, quiproquos à gogo... Mais pourquoi cette longueur moralisante sur la fidélité des couples, qui ne fait déjà plus rire mais ne fait pas encore penser ?
        Les comédiens parviennent à insuffler un caractère à ces personnages de papier. A noter surtout Patrick Zard, toujours présent et qui n'en fait jamais trop... Pas comme Arnaud Gidoin, toujours drôle, mais souvent contraint de solliciter les rires pour tenir la distance. De 20h45 à 22h, l'intrigue s'essoufflerait presque. Décor de salon, plan de feu fixe... C'est du Guitry sans l'esprit. Un bon divertissement, frivole, joyeux, et léger, tellement léger...

Publié dans France

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