"Medieval Pies, Territoires vierges"... Mais indigestes

Publié le par Thomas Grascoeur

       Après PASOLINI, David LELAND s'attaque au Decameron de Boccace. on y perd la poésie révoltée, l'expression de la sexualité comme échange complice et spontané. Dans la Trilogie de la vie, on retrouvait le postulat de Théorème, la sexualité étant montrée comme une forme d'échange quasi religieux et libérateur.
        Dans la version de LELAND, tout n'est certainement pas saint. Nappage d'anticléricalisme, saupoudrage sulfureux, zestes de cape et d'épée... Le scénario fait des grumeaux. Les comédiens (pas moins que Dark Vador et l'Homme sans Age en personne) tentent des compositions aux déhanchés incertains.
        Au lieu d'élever la sexualité au rang d'une connaissance mutuelle candide et amusée, le film réduit le sentiment amoureux au désir sexuel.
        Maladroitement pimenté, un peu lourd, un peu long, ces Mediaval Pies restent un peu sur l'estomac. On pourra néanmoins, par gourmandise, goûter quelques plans moins insipides, entre le romantisme des coquelicots et la bouffonnerie des passes d'armes.

Publié dans Grande-Bretagne

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