"Valse avec Bachir" : attention, c'est un slow

Publié le par Thomas Grascoeur

        Film d'animation documentaire et autobiographique, le pari relevé par Ari FOLMAN pour sa Valse avec Bachir est loin d'être évident. Quelques interviews, un peu de poésie, du Bach, du porno et des femmes en pleurs, le cocktail est explosif mais peine à dépasser le voyeurisme ou l'esthétisme. Trop systématique, trop autobiographique pour être universel, trop axé sur la mémoire pour permettre de mieux comprendre les faits historiques, le film reste toujours dans un entre-deux provocateur ou désespéré.
        Le choix de l'animation, somme toute, ne s'impose pas. Elle imite avec virtuosité un excellent film traditionnel, mais sans se démarquer, par le montage ou la bande-son, de procédés classiques. Il y a bien sûr la distance par rapport au narrateur, mais les interviews historiques auraient plus de poids en images traditionnelles. La technique détourne du propos, séduit mais ne convainc pas.
        Valse avec Bachir ? On peut aussi refuser l'invitation.

Publié dans Israël

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dasola 17/07/2008 14:21

Bonjour Thomas, je suis contente de ne pas avoir été la seule à ne pas être totalement convaincue par ce film qui m'a laissée assez indifférente et pourtant le sujet est grave. Je suis d'accord qu'un vrai documentaire aurait été plus probant sur ce thème. Bonne journée.

Shin 08/07/2008 11:02

Bonjour,

Jusqu'à présent, je n'avais lu que de bonnes critiques de ce film d'animation qui m'intrigue assez. Même si je compte de toute manière le voir, il est intéressant de lire un avis un peu discordant.

Amicalement,

Shin.