Avec
Lady Jane, Robert GUEDIGUIAN retrouve le ville de Marseille pour une sombre histoire de meurtres. Pendant le premier quart d'heure,
l'intrigue semble classique, déjà vue, mais curieusement distante. En réalité, Robert GUEDIGUIAN installe une atmosphère sans compassion, où le spectateur ne peut se retenir qu'aux gestes
quotidiens des habitudes. La routine comme seul repère. Le climat préalable est celui de la vengeance, de génération en génération. C'est une vengeance familiale, une vendetta marseillaise ;
c'est aussi une transposition du Proche-Orient.
"Un homme qui cherche à se venger est comme une mouche qui se cogne à la vitre alors que la fenêtre est ouverte." Le film ne se cogne pas aux vitres, mais
il enfonce parfois des portes ouvertes... Même si la démonstration est parfois trop appuyée, cette évidence sincère marque et ressource, à la manière d'un voyage... En Arménie ?
par Thomas Grascoeur
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