Après avoir été la victime des singes dans
le film de Tim BURTON, Mark WAHLBERG tente maintenant d'échapper à d'inquiétants "phénomènes" pour M. Night Shymalan, le génial auteur du Sixième Sens. Une vague de suicide,
inexpliquée, angoissante, touche tous les groupes humains de l'est des Etats-Unis. Attaque terroriste ? Accident militaire ? Toxine ?
La mort, la nature et l'apaisement sont au coeur de l'oeuvre de M. Night Shymalan. Une fois de plus, le film est d'une simplicité déroutante.
Il débute comme une série B américaine (il y a même quelques micros dans le champs), propre, égal, faussement unifié, pour dériver petit à petit vers son univers fantastique et
faire exploser les certitudes. Jamais, cependant, son message n'avait été aussi pessimiste.
Du point de vue de l'histoire, on sait tout depuis le début, la réalisation ne cherche aucun suspense, et pourtant on atteint des sommets dans
l'angoisse. Pour mieux ressentir l'aberration de la conduite humaine.
La morale est un peu trop soulignée par les dialogues ; les images seules pourraient soutenir le mythe contemporain que nous conte le
film. On sort du cinéma d'abord séduit par la maîtrise, mais un peu déconcerté par ce nouveau message de science-fiction écologique... Et puis on voit le vent passer
dans les branches d'un arbre, et on se dit : mais en plus, il a raison.
par Thomas Grascoeur
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Grenoble. La fin d'un match de foot.
Stupeur, la recette a été dérobée. Et ce n'est pas la dernière fois du film que cet argent disparaît.
Ce film commence comme un documentaire dans un Grenoble de cinéma, mélange de coucous suisses et de mafias banlieusardes. Les comédiens tentent le
second degré, mais il devient vite affecté et prévisible, à l'image du scénario. C'est un peu Cash, Le Cerveau et La Véritable Histoire du Petit Chaperon
Rouge.
La beauté du film, c'est qu'il n'y a pas véritablement d'histoire. Ce sont les personnages qui la créent, et le film, c'est la somme de toutes les
fictions qu'ils imaginent. Mais à aucun moment le film ne parvient à sublimer cette atmosphère de match d'impro. La recette est bien perdue.
par Thomas Grascoeur
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"A la guitare... Kusturica, le Maradona
du cinéma !" ; après cette présentation introductive, difficile de savoir vraiment auquel des deux le film est vraiment dédié. Ce nouveau film de KUSTURICA tombe dans le travers des documentaires
d'Orson WELLES et parfois de Michael MOORE, où finalement c'est le reporter lui-même qui passe avant le sujet.
Ce peut être plaisant, mais le film n'en finit plus de se répéter et se transforme en hagiographie narcissique. Maradona par Kusturica ou deux
milliardaires, entre deux soirées, qui reprochent à la "poubelle humaine qu'est Bush" de ne pas assez s'occuper des pauvres. Kusturica dribble, Maradona chante ; à chacun ses limites.
par Thomas Grascoeur
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Tu peux garder un
secret, c'est un vaudeville en entreprise mené tambour battant par le trio féminin de Arrête de pleurer Pénélope. Pour ne pas perdre la face, une célibataire endurcie en
vient à faire croire à ses collègues qu'elle couche avec son patron ; la rumeur est née...
Après un démarrage difficile, on comprend enfin que le ton est à l'autoparodie. Tout est tellement caricatural que l'humour finit par
toucher.
Pierre ARDITI est excellent dans son rôle d'égoïste lubrique, tout du moins quand il arrive à réfréner ses élans cabotins. Il détourne
notre attention du destin des trois copines complices, et on finit par assister, impuissant, à sa prise de pouvoir. Le film sombre alors dans une mièvrerie affligeante qui vient gâcher
un excellent suspense.
A voir si l'on arrive en retard et si l'on part en avance. Mais chut, c'est un secret !
par Thomas Grascoeur
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