Lundi 25 mai 2009
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"Vengeance"... Un ancien tueur à gages décide de venger les meurtres de sa fille, de son
gendre et de leurs enfants. Une lueur de pitié animera-t-il ses yeux bleus quasi transparents ?
C'est au milieu de ce suspense insoutenable que notre rocker national, pour un de ses rôles marquants au cinéma, va allumer le feu à coups de revolvers. Même si le film ne fait pas mouche, il est
au moins bien monté.
Johnny parvient à insuffler un rythme sûr et lent, parfois touchant, dans l'univers à la poésie douteuse de Johnnie To.
Pourquoi avoir confié ce rôle au chanteur ? Parce que si jamais le spectateur venait à oublier pourquoi il est venu voir ce film, un plan de Johnny suffirait à le lui rappeler.
Par Thomas Grascoeur
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Samedi 27 décembre 2008
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09:50
Les frères Coen retrouvent une brochette de leurs comédiens préférés pour cette fable bouffone et tragique. Frances McDonald, Brad Pitt, George Clooney et
John Malkovich vont interpréter avec un rare talent une pléïade d'abrutis qui déclenchent les pires catastrophes en ne pensant qu'à leur petit profit et en étant persuadés de rester "dans leur
bon droit". Des faits que les services secrets seront bien à mal d'interpréter...
C'est plausible, désespérément drôle, infiniment riche.
Par Thomas Grascoeur
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Mercredi 24 décembre 2008
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18:12
Philippe Haim signe ici un film ambitieux qui semble vouloir se hausser au niveau de l'Armée des Ombres de Kessel et Melville, mais se contente de stagner au
rang des films coup de poing inefficaces, au même titre que
l'Ennemi Intime ou
Jérusalem.
A part quelques vues aériennes de la Défense qui valent le détour, le reste est bourré de clichés, d'astuces scénaristiques un peu lourdes, de blessures
psychologiques trash, que la puissance ostentatoire de la réalisation ne fait que renforcer. A classer.
Par Thomas Grascoeur
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Vendredi 19 décembre 2008
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23:35
Le
Centre Pompidou diffuse actuellement, du 10 décembre 2008 au 2 mars 2009, une rétrospective intégrale de l'oeuvre du cinéaste allemand Werner HERZOG. C'était l'occasion, jeudi 18 décembre, de
découvrir Fata Morgana (Mirage), un pseudo documentaire lyrique et bouffon réalisé dans les années 70.
Un avion se pose sur une piste, inlassablement, jusqu'à ce que les vapeurs de carburant et de chaleur viennent troubler son image. Réalité, illusion,
mythe. On attend un symbole, une réalité suprême, qui n'arrive jamais. Fata Morgana révèle le décalage entre la vie quotidienne et la métaphysique.
Absurde, satirique, ce film passe du concept au fou-rire, parce que rien dans le monde ne vient répondre aux aspirations secrêtes de l'homme, à sa soif
d'exister et à son besoin d'éternité. Au contraire, les signes de la mort et de la domination sont omnipérents. La soif d'impossible reste sans écho, sans profondeur, comme un mirage. Et
lorsqu'il se dissipe, l'homme apparait. Et il rit.
Par Thomas Grascoeur
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