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  • : critique cinema
  • : Envie de continuer à parler des films la séance finie ? Envie d'aller plus loin, de partager ses coups de coeur, ses déceptions, ses attentes... Films à l'affiche, sortie DVD, grands classiques... Vite, parlons de cinéma !
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Pays

Mercredi 2 juillet 2008

       



        Deux hommes seuls dans Paris, un excellent point de départ ; quelques bons gags, des stars en cameo, une morale anti-raciste... C'est déjà bien... Manquent de vrais personages, identifiables, qui ne seraient pas que des faire-valoirs en poupées russes. Filmer Paris désert est une prouesse. C'est seulement dommage qu'on le sente autant.

par Thomas Grascoeur
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Lundi 23 juin 2008

        L'humour de la série Y-a-t-il un pilote dans l'avion ? tente un nouvel envol qui peine une fois de plus à décoller. Des gags parfois hilarants, parfois carrément scandaleux, un ton impolitiquement correct qui n'est qu'une nouvelle forme de conservatisme, le cinéma américain commercial s'autoparodie mais ne se détruit pas. Charge à chacun de réveiller le super-héros qui est en lui ; c'est une fois de plus la morale de ce film, qui finalement, ne ridiculise que les costumes et l'esthétique des films de super-héros. La morale, elle, demeure complaisante... Les images de marques aussi.
      A part quelques plaisanteries inqualifiables, c'est plutôt bien fait, la musique est parfaitement satirique, le décor, la photo aussi ; il ne manquait plus qu'un super scénariste, un super réalisateur, de super acteurs, de super techniciens, de super effets spéciaux... Tant pis, un super-nanar de plus...

par Thomas Grascoeur
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Vendredi 20 juin 2008

        Le comptable Jean-Christophe Ranu (Daniel AUTEUIL) est renversé par la voiture du chanteur has-been Gilles Gabriel (Alain CHABAT) et commence à entendre des voix...
        L'esprit s'amuse, Le Fantôme de Bare-Noire, L'Aventure de Mme Muir... Le cinéma regorge de films dans lesquels un fantôme tourmente un mortel, qui est seul à le voir et à l'entendre. Cette fois-ci, Nicolas et Bruno tentent de renouveler le genre, puisque la voix est à l'intérieur même du mortel, et perçoit le monde à travers lui. Les gags sont les mêmes, mais en plus lourds et plus gras.
        Le tandem comique Auteuil-Chabat n'innove pas ; un looser décomplexé initie un gentil timide aux joies de la vie. On regrette Jacques VILLERET, tant le rôle de Ranu est étrangement proche de celui de François PIGNON. Reste l'idée de départ, tellement grotesque qu'elle ne fait même plus rire, dans une imitation des années 80 qui ne tient pas la distance. Une idée déjà vue, une intrigue inachevée, un ménage à deux qui est en fait à trois. Les Chansons d'Amour version disco !

par Thomas Grascoeur
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Vendredi 13 juin 2008

        Sylvie TESTUD avait interprété un petit rôle dans La Môme ; elle est maintenant Françoise Sagan dans le film de Diane KURYS. Dans la Môme, Marion COTILLARD avait avant tout un jeu d'imitation ; imiter le jeu de Piaf, ses mimiques, son vieillissement, parfois même jusqu'à la caricature. Charge à la réalisation de nous rendre cette vie contemporaine, en abusant de caméra à l'épaule, flash-backs et casting populaire.
        Dans Sagan,  pour la première fois dans ce type de biographies romancées, on nous épargne les scènes pseudo psychanalytiques de l'enfance ; on ne verra pas la genèse de ce "charmant petit monstre" ; on nous livre le mythe brut, tel qu'on l'a imaginé, à travers ses écrits.
Même si l'image est plate et si la musique peine à rendre la "petite musique bourgeoise" des romans, la réalisation nous replonge dans la diction et l'atmosphère de la fin des années 50. Sagan a l'accent parisien, les intonations d'une petite fille boudeuse. A l'exception de la dernière scène qui ressemble à une pub pour Givenchy, on part du texte, de l'oeuvre, des "mots" à la Oscar Wilde de Françoise Sagan ; on ne cherche pas à la comprendre, mais à la restituer dans toutes ses contradictions. C'est alors seulement que peut éclater la sincérité de cette intelligence étincelante et égoïste jusqu'à la naïveté.
        Froideur chaleureuse de Mitterrand, joie triste, liberté prisonnière, amours non partagées, salons, fêtes... En plein 68, le spleen s'étiole, Sagan pétille. Le mythe est replacé dans son contexte, son accent, sa diction, ses limites, et c'est cet emprisonnement qui nous le rend infiniment proche, profondément attachant.

par Thomas Grascoeur
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