Avec J'ai toujours rêvé d'être un gangster, Samuel BENCHETRITsigne un hommage au film noir, du cinéma muet à la Nouvelle Vague, mais aussi un
film à sketches aux histoires croisées. Un braqueur raté, une otage suicidaire, des chanteurs à bout de course, un gang perdu... Entre burlesque et nostalgie, ce film révèle la candeur
humaine.
La forme est celle d'un film de gangsters, de durs, de truands, mais les personnages sont trahis par la réalité des choses et les braquages tournent
court. Ils jouent des rôles qui les dépassent et cherchent à les jouer malgré tout, par habitude, sans trop savoir pourquoi mais parce qu'il faut bien vivre et parce qu'il faudra mourir.
Perdus dans cette démesure formelle, ils réalisent que toutes ces choses familières qui les ont toujours entouré, ne leur ont jamais appartenu. Le monde se transforme sans eux, et ces rôles
qu'ils tentent de jouer, ce n'est peut-être pas ce qu'ils sont vraiment. Ils découvrent leur profonde faiblesse et s'en effraient.
L'unité du film, c'est cette dépossession et cette naïveté. C'est la quête de soi et des autres. C'est la confiance et
l'inquiétude.
Dans ce film comme dans la vie, on est plus souvent du côté de celui qui attend que de celui qui agit. On regarde, on guette, on rit, puis on
médite. Dans le registre de l'absurde, Aaltra était systématique et assez creux, dans celui de l'hommage au film noir, The Good German était grandiloquent et appuyé.
J'ai toujours rêvé d'être un gangster trouve un ton unique, à la fois doux et triste, confiant mais désabusé. Sincère et profond comme un regard. Ou un sourire.
Un homme apprend la mort de son
fils dans un accident de voiture. Il cherche à découvrir les causes du drame et apprend que son fils suivait un traîtement à l'essai pour un laboratoire pharmaceutique.
Le nouveau film de Jean-Paul SALOME est plus réussi que son Arsène Lupin, mais ça, ce n'était pas le plus dur. Cette fois-ci, on est en pleine Seconde Guerre Mondiale, les Alliés
préparent le débarquement et un réseau de femmes est formé pour sauver un aviateur anglais. Seulement voilà, leur mission les entraîne bien plus loin que ce qu'elles pensaient.

